France 1-0 Portugal : l'Ainé prend le dessus!

France 1-0 Portugal

Comme il est désormais de coutume les jours de match, l'équipe de France s'est accordée un moment de détente dans la matinée avec une promenade pendant une demi-heure dans le Jardin Anglais à Munich. Un parc ombragé et calme, idéal pour faire le vide avant le choc contre le Portugal pour une place en finale du Mondial. Les coéquipiers de Zidane sont ensuite rentrés à leur hôtel dans le centre-ville pour déjeuner.

Les Bleus sont arrivés au stade une heure trente avant le coup d'envoi du match et ont pu entendre l'ambiance monter dans les tribunes. Willy Sagnol connaît bien l'Allianz Arena pour avoir foulé sa pelouse toute l'année et n'aura pas manqué de donner quelques conseils précieux à ses coéquipiers. La suite vous la connaissez, les Bleus ont vaincu le Portugal de Figo et Deco (1-0) et sont qualifiés pour la finale du Mondial.

Le Portugal n'aura pas suffi à stopper l'équipe de France, en route pour décrocher le Graal. Les Français ont peiné face à de vaillants Lusitaniens mais obtiennent l'essentiel : leur ticket pour la finale de la Coupe du Monde. Comble de bonheur, aucun des cinq titulaires menacés de suspension n'a écopé du carton jaune fatal. Pour Saha en revanche, la compétition est finie à cause d'un avertissement reçu en fin de match, le second en deux rencontres.

La presse nationale:

L'Equipe titre «Le but de leur vie» . Pour le quotidien, cette qualification a «un parfum de 1998» . «La victoire est en eux» . Les Bleus «vivent un rêve» . «Au terme d'une rencontre crispante» , les Bleus se sont qualifiés pour la finale de la Coupe du Monde le 9 Juillet à Berlin «comme l'avait promis Raymond Domenech» . Ils ont arraché ce billet après «le premier test vraiment chaud donné à Barthez et sa défense» . «Même si elle n'a pas toujours maîtrisé le rythme du match» , la France a su profiter «de petits riens qui ont fait la différence» . Nos confrères rendent hommage au Portugais «qui ont poussé l'équipe de France dans des retranchements qu'elle n'avait pas connu jusqu'ici» . Côté individualités, le quotidien salue «l'irréprochable performance de Lilian Thuram» qui a formé avec Gallas «une charnière quasi-infranchissable» . Retour enfin sur la liesse populaire symbolisée par «les milliers de supporters massés aux quatres coins de la France» .

Le Parisien titre "Fabuleux !" . La France s'est qualifiée pour la finale «grâce à un penalty transformé par Zidane» au terme d'un match crispant. Elle disputera «la seconde finale de Coupe du Monde de son histoire» . «Elle affrontera l'Italie à Berlin» . Nos confrères sont enchantés de la qualification et sont optimistes pour la finale puisque «les Bleus n'ont jamais perdu de finale en compétition internationale» . Sur le plan individuel, le quotidien souligne "l'impeccable prestation" de Lilian Thuram et le "sang-froid" de Zinedine Zidane, qui comme en 2000 à l'Euro, «brise les espoirs portugais» .

Un dernier obstacle se dresse sur la route des bleus : les triples champions du monde italiens...

# Posté le jeudi 13 juillet 2006 11:50
Modifié le jeudi 21 décembre 2006 09:47

France 1-1 t.a.b. Italie : Une bien triste fin

France 1-1 t.a.b. Italie

Les enjeux du match

Il y a quatre ans, en Corée et au Japon, l'équipe de France battait un record : éliminée dès la phase de poule, elle devenait le premier tenant du titre à sortir si tôt de la compétition. L'Euro 2004 avait confirmé ce constat que l'on croyait définitif : la génération Zidane est finie. Un constat que la plupart des amateurs de football partageaient encore il y a deux semaines lorsque les hommes de Raymond Domenech, lui aussi très critiqué, peinaient à s'extirper du groupe H. Mais depuis, les Tricolores ont battu certains grands favoris et se retrouvent aujourd'hui en finale. L'occasion leur est donnée de montrer au monde que les «vieux» restent la plus belle génération de joueurs que le football ait connue depuis une décennie, de transformer une pathétique tournée d'adieu en un jubilé royal pour leur symbole Zinédine Zidane, de se hisser à nouveau au sommet après en avoir été délogé. Remporter une deuxième Coupe du monde (en trois éditions !) placerait la France au même niveau que l'Argentine ou l'Uruguay et serait, après six ans d'errances, un exploit bien plus grand que celui de 1998. Domenech aligne le même onze de départ pour la quatrième fois de suite avec Barthez dans les buts, Thuram et Gallas devant lui, Sagnol et Abidal sur les ailes. Vieira et Makelele se chargent de la récupération. Zidane mène le jeu, épaulé par les ailiers Ribéry et Malouda, en soutien du seul Henry en attaque.

A croire qu'il faut souffrir pour être beau : c'est au moment-même où son championnat menace d'être privé de ses ténors la saison prochaine suite aux affaires de matches truqués, où le trouble se fait plus grand encore dans l'esprit des anciens coéquipiers d'un Gianluca Pessotto toujours entre la vie et la mort, que la Squadra Azzurra réalise son meilleur parcours dans une compétition internationale depuis l'Euro 2000, dont elle avait atteint la finale. Des finales justement, l'Italie en a jouées beaucoup mais gagné peu : en 1994, elle ne s'était inclinée qu'aux tirs au but face au Brésil de Romario au Mondial américain. Six ans plus tard, les dernières secondes du match face à la France lui avaient fait perdre un Championnat d'Europe qu'elle semblait tenir des deux mains. Battre les Bleus aujourd'hui à Berlin, ce serait vaincre la malédiction, gagner un premier trophée international depuis la Coupe du monde 1982. Si elle y parvient, l'Italie deviendra, avec quatre Coupes du monde à son palmarès, le pays européen le plus titré (l'Allemagne en compte trois) et le seul dauphin du Brésil, couronné cinq fois. Marcello Lippi a fait confiance à Toni en attaque. Totti mène le jeu dans l'axe, Perrotta et Camoranesi animent les flancs. La paire Pirlo-Gattuso s'occupe de ratisser les ballons. Devant Buffon dans les buts, la ligne défensive Zambrotta-Materazzi-Cannavaro-Grosso est reconduite.

La prestation des Bleus

Le choc subi par Henry dès la première minute de jeu a-t-il troublé les 22 acteurs ? Le début de rencontre a ressemblé à un match de cour de récréation : les joueurs couraient dans tous les sens et on ne distinguait plus d'organisation tactique ni d'un côté ni de l'autre. Et si les Bleus ont ouvert la marque, leur défense a montré une fébrilité inhabituelle, en témoignent les nombreuses occasions italiennes sur corner. Vers la demi-heure de jeu, les choses se sont remises à leur place et le match a réellement démarré. Les Tricolores ont alors multiplié les approximations techniques et les fautes, perdant beaucoup de ballons et offrant des situations dangereuses à leurs adversaires.

Dans le sillage d'un Thierry Henry plus percutant, les Français ont mieux entamé la seconde mi-temps, privant la Squadra Azzurra de ballons et se procurant quelques bonnes situations. La sortie de Vieira sur blessure n'a pas entravé la domination française, mais la défense, toujours aussi friable, est restée sous la menace d'un but italien en contre-attaque. Malgré une possession de balle nettement favorable et des récupérations hautes tout au long du second acte, les Français ont été trop maladroits et pas assez percutants pour s'offrir une occasion franche. Après 90 minutes, Raymond Domenech craignait sûrement que ces opportunités manquées coûtent cher. L'ascendant français s'est vérifié en prolongations, jusqu'à l'expulsion de Zidane.

Quelques ballons perdus, des gestes de classe mais une expulsion indigne de son talent pour Zidane, qui a par ailleurs réussi son deuxième penalty consécutif. Transparent en première période, Malouda a beaucoup plus tenté (et réussi) par la suite, signant finalement sa meilleure performance du Mondial. Thuram a une fois de plus été intransigeant, mais lui et sa défense ont peiné sur coups de pied arrêtés. Sagnol n'a rien à se reprocher. Les quarante-cinq premières minutes ont été un cauchemar pour Abidal, incapable durant ce laps de temps de réussir une touche. La suite a été meilleure. Vieira avait alterné le moyen et le très bon avant de céder sa place à Diarra, qui a distribué le jeu avec clairvoyance. Makelele a fait quelques erreurs techniques inhabituelles en première mi-temps. Henry était en jambe, mais il a souvent manqué le dernier geste. Ribéry a provoqué mais il n'a plus le jus du début de la compétition. Enfin, Barthez n'a pas fait de miracle lors des tirs au but.

Cette défaite tricolore marque la fin d'une époque, d'une génération brillante. L'équipe de France devra se reconstruire, et risque de mettre un moment à se remettre d'un scénario aussi douloureux...


# Posté le jeudi 13 juillet 2006 20:31
Modifié le jeudi 21 décembre 2006 09:48

Zidane (1/3) : de la Castellane au Parc Lescure

Laissez-moi vous présenter, sous forme de 3 chapitres, la vie du plus grand footballeur français de tous les temps...

Zinédine Zidane, l'enfant de la Cité phocéenne, n'a jamais joué pour l'OM, son club de coeur. Le Minot a fait ses classes à Cannes, avant de se faire un nom à Bordeaux et quitter l'Hexagone. Maxifoot revient en trois volets sur la carrière de Zizou !

Il faut s'y résoudre, on ne reverra plus Zinédine Zidane évoluer en match officiel. Sa dernière rencontre restera pour toujours la finale de la Coupe du Monde 2006 face à l'Italie. Il est parti sur une expulsion tapageuse, mais celle-ci n'occultera jamais son talent hors du commun et sa carrière légendaire. J'ai choisi de retracer en trois volets un parcours unique, celui de Zinédine Zidane.

La Castellane. Tout commence dans cette cité populaire des quartiers Nord de Marseille. Zinédine Yazid Zidane y naît le 23 juin 1972, de parents immigrés kabyles. Il y touche ses premiers ballons, au pied des tours sur le bitume de la place Tartane. «Nous étions une dizaine de potes, on s'entraînait à faire le geste qui sortait de l'ordinaire, celui qu'on montrerait aux autres quand il serait parfait. C'est là que j'ai appris l'essentiel de ce que je sais faire» , déclare le Marseillais à France Football en 2001. Marseillais oui, mais Olympien non. Zidane n'a jamais porté le maillot de l'OM, un club pourtant si cher à ses yeux. Minot, il y voit évoluer notamment son idole Enzo Francescoli. A l'époque où il est connu sous le prénom de Yazid, Zidane joue dans le club de quartier de l'US Saint-Henri de 1982 à 1983, puis au SO Septèmes-les-Vallons de 1983 à 1987. Le premier tournant de sa vie a lieu durant cette période, à l'âge de quatorze ans. C'est aussi le premier acte manqué avec l'OM. En décembre 1986, le jeune Zidane est appelé pour un stage de trois jours au CREPS d'Aix-en-Provence, avec les meilleurs cadets de la Ligue Méditerranée. Il est alors remarqué par un recruteur, pas marseillais mais cannois, Jean Varraud. En avril 1987, Zinédine s'engage avec l'AS Cannes, sous la responsabilité du formateur Gilles Rampillon.

L'éclosion à Cannes

Les parents Zidane acceptent le départ du dernier de leurs cinq enfants, après s'être assurés de son placement entre de bonnes mains. Zinédine élit domicile dans une famille d'accueil, chez les Elineau. Il y mène une vie quasi monacale, complètement dédiée au football. Zidane a quinze ans et s'entraîne avec la réserve cannoise. A l'époque, on ne soupçonne pas l'avenir doré du minot. On lui trouve des qualités techniques hors normes, mais il est jugé lent dans l'exécution, et son jeu de tête est très moyen. En 1988, il intègre l'effectif professionnel de l'AS Cannes, à l'époque en première division et dirigée par Jean Fernandez. A seize ans, le 20 mai 1989, la machine se lance : Zinédine Zidane dispute son premier match de D1, face au FC Nantes à la Beaujoire. Pendant une saison il est utilisé avec parcimonie mais les choses se bousculent dans sa vie. Il quitte les Elineau et s'installe dans un foyer de jeunes. Il rencontre aussi Véronique qui deviendra sa femme. Durant la saison 1990-1991, Zidane devient titulaire. Le 8 février 1991 et de nouveau face à Nantes, il fête son premier but en professionnel. Hasard ou non, alors que le Marseillais devient indispensable, l'AS Cannes connaît l'une des plus belles saisons de son histoire avec une quatrième place en championnat, synonyme de première qualification pour la Coupe UEFA. Mais le club azuréen se brûle les ailes et termine relégable à l'issue de la saison 1991-1992. Zidane ne sera pas de la "mésaventure" , il rejoint les Girondins de Bordeaux pour environ 460 000 euros (trois millions de francs).

L'explosion à Bordeaux

C'est le deuxième acte manqué avec l'OM. Le président phocéen Bernard Tapie ne s'est pas montré assez entreprenant, et Zidane choisit le challenge de Rolland Courbis. A Bordeaux, le Marseillais devenu Zizou, se révèle aux yeux de l'Europe. Pour sa première année, il inscrit dix buts en championnat, le record de sa carrière. En fin de saison 1993-1994, le 17 août exactement, Zidane est appelé en Equipe de France pour la première fois. Pour son baptême du feu sous les ordres d'Aimé Jacquet, Zizou réalise une entrée magistrale. En vingt minutes et grâce à deux buts, il arrache le nul 2-2 face à la République Tchèque. Il réalise cet exploit devant son public du Parc Lescure (rebaptisé Stade Chaban-Delmas), et entre définitivement en sélection nationale. A l'issue de la saison 1994-1995, Bordeaux accède laborieusement à la Coupe Intertoto. Le club la remporte et se qualifie pour une Coupe UEFA historique. Historique d'abord en huitième de finale retour face au Bétis Séville (qualification 2-0, 1-2). Ce 6 décembre 1995, Zidane inscrit un but d'anthologie en lobant le portier sévillan Jaro, d'une frappe du gauche de trente-sept mètres. Historique ensuite en quarts face à l'AC Milan. Défaits 2-0 à l'aller, les Girondins livrent une prestation mémorable au retour. Le 19 mars 1996, devant 32 500 spectateurs en liesse, Bordeaux lamine les Rossoneri 3-0 et se qualifie pour le tour suivant. Le trio magique Lizarazu-Zidane-Dugarry a fait la différence. En demi-finale, le club sort le Slavia Prague (1-0, 1-0), et atteint alors sa première finale européenne. L'issue de la compétition sera moins heureuse avec une défaite en finale face au Bayern Münich (2-0, 3-1). Au cours de cette saison 1995-1996, Zizou a inscrit un total de quinze buts, son record. Il quitte néanmoins les Girondins. Il rejoint l'Italie et la Juventus de Turin pour enfin gagner des titres.

Après huit ans de professionnalisme en France, Zinédine Zidane relève le défi de l'étranger. Il s'embarque pour dix dernières saisons d'une richesse exceptionnelle. Il emmène vers les sommets tout le football français. Rendez-vous demain pour la suite d'une épopée signée ZZ.

PARCOURS

- AS Cannes (1988-1992) : 71 matchs, 6 buts
- Girondins de Bordeaux (1992-1996) : 179 matchs, 39 buts
- Juventus de Turin (1996-2001) : 212 matchs, 31 buts
- Real Madrid (2001-2006) : 226 matchs, 49 buts

- Equipe de France (1994-2006) : 108 sélections, 31 buts

PALMARES
En clubs :

- Coupe intercontinentale : 1996 (Juventus) et 2002 (Real Madrid)
- Supercoupe d'Europe : 1996 (Juventus) et 2002 (Real Madrid)
- Ligue des Champions : 2002 (Real Madrid)
- Finaliste de la Ligue des Champions : 1997 et 1998 (Juventus)
- Finaliste de la Coupe UEFA : 1996 (Bordeaux)
- Champion d'Italie : 1997 et 1998 (Juventus)
- Champion d'Espagne : 2003 (Real Madrid)
- Supercoupe d'Italie : 1997 (Juventus)
- Supercoupe d'Espagne : 2002 et 2003 (Real Madrid)
- Finaliste de la Coupe d'Espagne : 2002 et 2004 (Real Madrid)
- Coupe Intertoto : 1995 (Bordeaux) et 1999 (Juventus)

En sélection :

- Coupe du Monde 1998
- Finaliste de la Coupe du Monde 2006
- Euro 2000

Récompenses individuelles :

- Ballon d'or : 1998
- Meilleur joueur de l'année FIFA : 1998, 2000, 2002, 2003
- Onze d'or : 1998, 2000, 2001
- Meilleur joueur français de l'année : 1998, 2002
- Meilleur joueur étranger du championnat d'Espagne : 2005
- Meilleur joueur étranger du championnat d'Italie : 1998, 2001
- Meilleur joueur du championnat de France : 1996
- Meilleur joueur de la Coupe du Monde : 2006
- Meilleur joueur du Championnat d'Europe des Nations : 2000
- Trophée UNFP du meilleur espoir français : 1994


# Posté le mardi 18 juillet 2006 17:14
Modifié le jeudi 21 décembre 2006 09:48

Zidane (2/3) : sa légende à l'étranger

L'intégration turinoise

Pour trente-cinq millions de francs (soit 5 millions d'euros), Zinédine Zidane quitte les Girondins de Bordeaux pour la Juventus de Turin. Il débarque toutefois à la Juve dans des conditions difficiles. D'abord, son euphorique dernière saison à Bordeaux, vient de se conclure par une sévère défaite face au Bayern Münich en finale de la Coupe UEFA (2-0, 3-1). Ensuite, son Euro 1996 avec l'Equipe de France est gâché par un accident de voiture juste avant la compétition. Heureusement, Zizou peut compter sur son compatriote Didier Deschamps déjà au club, et sur l'entraîneur Marcello Lippi prêt à l'aider. «Je me rappelle lui avoir toujours dit, pour l'encourager : je te ferai toujours jouer, tu ne seras jamais sur le banc, un joueur comme toi doit être un titulaire» , confie Lippi à Canal Plus en avril 2006. Les six premiers mois sont délicats mais Zidane travaille, physiquement surtout. Il remporte les premiers titres de sa carrière avec une Coupe intercontinentale et une Supercoupe d'Europe. A l'issue de sa première saison, Zizou régale enfin l'Italie de son touché de balle et de sa "spéciale" : la roulette. Il remporte le Scudetto mais se trouve défait pour sa première finale de Ligue des Champions (face à Dortmund 3-1). La saison suivante, à vingt-cinq ans, Zidane atteint le sommet de sa carrière, il y restera trois années.

Le maître à son apogée

Durant cette saison 1997-1998, Zizou devient l'un des meilleurs joueurs que le football ait connus. Michel Platini dit de lui à L'Equipe : «il était le roi des fondamentaux. Il n'y avait personne d'autre qui pouvait contrôler, amortir un ballon aussi bien que lui. Il avait des bases exceptionnelles.» Zidane remporte un nouveau Scudetto, mais perd une nouvelle fois la finale de la C1 (face au Real 1-0). Serait-il maudit en compétitions européennes ? 1998 est surtout l'année du sacre de Zinédine et de tout le football français. La France devient Championne du Monde sur ses terres, en écrasant le Brésil en finale 3-0. Zidane s'installe un peu plus dans la légende en inscrivant deux buts de la tête lors de ce match. Tout le peuple français chavire de bonheur et l'exprime dans les rues. Zidane devient le symbole d'une nation multiculturelle et unie. S'en suit une avalanche de récompenses pour le Marseillais : Ballon d'or, Onze d'or, joueur FIFA de l'année, joueur français de l'année, joueur étranger du championnat d'Italie. En septembre 1998, autre grand moment pour Zizou : la naissance de son deuxième enfant Lucas, trois ans après Enzo. A partir de la saison 1998-1999, la Juve s'engage pour trois années blanches. Seul le Français continue sa folle chevauchée. Il réalise un Euro 2000 époustouflant avec les Bleus. Il gagne la compétition avec en prime le titre de meilleur joueur. Il s'adjuge aussi cette année-là le Onze d'or et le trophée du joueur FIFA de l'année. Mais Zidane se lasse du Calcio. Il laisse alors la Vieille Dame à l'issue de la saison 2000-2001, remportant avant de partir le titre de joueur étranger du championnat d'Italie. Zizou met désormais le cap vers l'un des plus grands et plus riches clubs du monde : le Real Madrid.

Des débuts galactiques

Son transfert vers les Merengue atteint une somme encore inégalée à ce jour : soixante-quinze millions d'euros (cinq cents millions de francs) ! Le président madrilène de l'époque Florentino Pérez déclare à L'Equipe : «la plus belle chose de ma carrière a été de faire venir Zizou au Real.» A Madrid, Zidane l'homme humble et discret, suscite la folie des socios et des journalistes. Comme à Turin avec Deschamps, il retrouve un compatriote en la personne de Claude Makélélé. Deschamps et Makélélé sont d'ailleurs deux des clefs du succès de Zidane. De tels soutiens dans l'entrejeu ont permis au Marseillais d'exprimer toute sa créativité. Zizou vient au Real pour gagner la Ligue des Champions, le seul trophée majeur qui lui manque. Et dès sa première saison espagnole, en 2001-2002, c'est chose faite et de belle manière. En finale face au Bayer Leverkusen, il inscrit lui-même le but de la victoire (2-1). Sur un centre de Roberto Carlos, Zidane reprend la balle d'une volée du pied gauche à quinze mètres du but allemand. Son tir vient se loger dans la lucarne droite de Jörg Butt. Droitier très adroit du gauche, le Français inscrit là un nouveau but de légende, superbe de technique et immense d'importance, à l'image de ses deux réalisations en finale du Mondial 1998. Lors de cette même saison 2001-2002, il remporte un total de quatre trophées en club, son record (C1, Coupe intercontinentale, Supercoupe d'Europe, Supercoupe d'Espagne) ! A titre individuel, il est élu joueur FIFA et joueur français de l'année. Il célèbre même la naissance de son troisième enfant : Théo. La déception 2002 reste son élimination au premier tour du Mondial.

Le Real à bout de bras

En 2002-2003, le Real et son idole Zidane remportent la Liga et la Supercoupe d'Espagne. Le Marseillais est élu pour la quatrième et dernière fois de sa carrière joueur FIFA de l'année. Mais le soufflé commence déjà à retomber à Madrid. A l'aube de la saison 2003-2004, Pérez continue sa politique du spectacle. Après Ronaldo un an auparavant, il accueille David Beckham et laisse filer Makélélé. Au quotidien, Zidane est soulagé avec moins de sollicitations médiatiques, mais dans le jeu il est esseulé. Le Real décline et ne remporte plus le moindre titre. Barcelone reprend le pouvoir. Le poids de l'âge agissant, Zizou est économisé et utilisé pour les matchs importants. Ses sorties restent probantes mais il ne peut redresser l'équipe à lui tout seul. En dépit d'un plus faible temps de jeu, sa moyenne de buts en championnat augmente durant ses trois dernières années (7 buts contre 6,35 sur toute sa carrière). Cela ne suffit pas. Les résultats en demi-teinte du club occultent le talent de Zizou. Le Marseillais ne gagne plus, la fin de sa carrière en club est arrivée. Le 21 avril 2006, alors qu'il lui reste une année de contrat au Real, Zinédine Zidane annonce qu'il prendra sa retraite définitive après le Mondial allemand. Pour son dernier match à Santiago Bernabéu, Zizou est acclamé par les socios. Il abrège le moment, submergé par l'émotion. Il se prépare dès lors pour le dernier défi de sa vie de footballeur : la Coupe du Monde 2006 avec l'Equipe de France.

Zinédine Zidane met fin à Madrid à une carrière de dix-huit saisons de première division, en France et à l'étranger. Le Maestro aura atteint le sommet de son art de 1997 à 2000, et pendant la saison 2001-2002. Mais sa légende s'est faite aussi et surtout avec les Bleus. Rendez-vous demain pour la fin d'une épopée signée ZZ.


# Posté le mercredi 19 juillet 2006 10:44
Modifié le jeudi 21 décembre 2006 10:01

Zidane (3/3) : l'amour du maillot bleu

Débuts détonants

17 août 1994, Parc Lescure, Bordeaux. L'Equipe de France affronte la République Tchèque en match amical. Les Bleus sont menés 2-0. Le sélectionneur Aimé Jacquet décide à la 63e minute de donner sa chance à un milieu de terrain de 22 ans : Zinédine Zidane. Et le jeune joueur de Bordeaux ne tarde pas à briller pour sa première sélection. A la 85e minute, il reçoit un ballon de Laurent Blanc, s'enfonce dans la défense adverse, et de vingt-cinq mètres déclenche une sublime frappe du gauche qui trompe le portier tchèque Petr Kouba. Deux minutes plus tard, il reprend de la tête un corner tiré de la droite par Jocelyn Angloma et égalise. Zidane démarre alors la plus belle aventure de sa vie de footballeur. Il plante aussi le décor pour les douze années à venir : il sera décisif dans les grandes occasions. Le 26 avril 1995 et pour son troisième match, Zizou fête sa première titularisation. Il conservera ce statut jusqu'à la fin de sa carrière.

Euro 1996, la transition

Zidane participe ensuite activement à la qualification de l'Equipe de France pour l'Euro 1996 en Angleterre. Malheureusement, quelques jours avant de commencer la compétition, le Marseillais est victime d'un accident. La France atteint les demi-finales avec Zidane titulaire, mais celui-ci est décevant. Les Bleus sont éliminés par la République Tchèque aux tirs au but (0-0, t.a.b. 6-5). La France organisera le Mondial 1998 et les Tricolores doivent donc disputer des matchs amicaux pendant un an et demi. Jacquet garde confiance en Zidane même si ce dernier semble éteint par le manque d'enjeu de cette longue période. Mais six mois avant sa Coupe du Monde, le 28 janvier 1998, Zizou lâche les chevaux. L'homme des grandes occasions offre à la France une victoire 1-0 sur l'Espagne, lors de l'inauguration du Stade de France, futur écrin du triomphe. Lors des cinq matchs suivants, juste avant le Mondial, il marque deux fois et délivre une passe décisive. La préparation est idéale.

La naissance d'une idole


La Coupe du Monde démarre parfaitement avec une victoire 3-0 sur l'Afrique du Sud. Zizou délivre un corner décisif pour son ami Christophe Dugarry. Lors du second match, la France l'emporte facilement 4-0 sur l'Arabie Saoudite, mais on découvre aussi une autre facette de Zinédine : l'impulsivité. Il essuie ses crampons sur un Saoudien et écope d'un carton rouge. Le coup du sang lui coûte deux matchs de suspensions. Zizou revient pour le quart de finale face à l'Italie. Les Bleus s'en sortent aux tirs au but (0-0, t.a.b. 4-3) et accèdent aux demies. Ils passent sur le fil face à la Croatie (2-1) et atteignent la finale. Zidane n'a pas fait de coups d'éclat lors de ces deux rencontres mais s'est montré indispensable. La fameuse date du 12 juillet 1998 se présente. A 26 ans, Zinédine Zidane va disputer la finale de la Coupe du Monde face au Brésil : le rêve de tout footballeur. Il ne le sait pas encore mais sa légende va commencer. Dès la 27e minute il reprend de la tête un corner d'Emmanuel Petit et ouvre la marque. Il double même la mise au meilleur moment, à la 46e minute de la première période. Profitant de nouveau d'un marquage trop lâche des Brésiliens, il place une deuxième tête décisive sur un corner de Youri Djorkaeff. La France va finalement être Championne du Monde sur un score incroyable de 3-0, grâce à un dernier but de Petit. Zidane entre alors dans l'histoire. Il est une nouvelle fois décisif dans un match primordial. Clin d'oeil du destin, le jeu de tête n'a jamais été son fort et pourtant il score deux fois par ce biais. Il avait déjà réussi l'exploit pour sa première sélection. Autre analogie avec ses débuts, il inscrit deux buts. Zidane est désormais idolâtré. Son portrait géant sur la façade d'un immeuble à Marseille domine le Vieux Port.

Euro 2000, du grand art

Zidane participe ensuite aux qualifications pour l'Euro 2000 et à de nombreux matchs amicaux. Son apport est important mais il ne force pas son talent. Pourtant, comme à l'aube du Mondial 1998, il se montre au-dessus du lot lors des matchs de préparation à l'Euro qui se déroulera aux Pays-Bas et en Belgique. Lors de ces cinq rencontres il inscrit deux buts et donne une passe décisive. Le schéma du sacre mondial se reproduit. Lors de la première rencontre les Bleus battent le Danemark 3-0, Zidane est à l'origine d'un but d'Henry. Contre la République Tchèque, la France l'emporte 2-1. Pour le troisième match de poule face aux Pays-Bas, Zizou est économisé, l'Equipe de France gagne 3-2. Les Français retrouvent l'Espagne en quart de finale. Le Marseillais délivre une belle prestation et marque même un but sur coup franc. Arrive la demi-finale d'anthologie face au Portugal le 28 juin 2000. Cette rencontre restera sans doute l'une des plus abouties de la carrière de Zidane en Bleu. Il mène le jeu à merveille, gratifiant le public de dribbles géniaux. Suite à une main d'Abel Xavier, qui entraîna une situation houleuse entre les arbitres et les Portugais, les Bleus obtiennent un penalty. A trois minutes de la fin de la prolongation, avec une pression gigantesque sur les épaules, Zidane le transforme et envoie toute la France en finale grâce à la règle du But en or. Lors de cette finale, l'Equipe de France bat l'Italie 2-1 grâce encore à un But en or mais de David Trezeguet. Zidane gagne son deuxième titre majeur.

Le désert Bleu

La suite est moins rose. La transition vers le Mondial 2002 en Asie est ponctuée de matchs amicaux au cours desquels Zizou ne se donne pas à 100%. Il ne participe pas à la Coupe des Confédérations 2001, mais célèbre toutefois le 1er septembre son premier brassard de capitaine (défaite face au Chili 2-1). Il se consacre plus au Real de Madrid et n'a pas tort puisqu'il remporte la Ligue des Champions en 2002. Toutefois, il arrive épuisé au Mondial. Pas au mieux physiquement, il se blesse même à la cuisse lors de l'ultime match de préparation face à la Corée du Sud (victoire 3-2). Il revient pourtant pour la dernière rencontre de poule face au Danemark. Malheureusement, sur une jambe, il ne peut sauver la France de la bérézina (défaite 2-0). Les Bleus sont éliminés dès le premier tour, sans panache et sans gloire. Zidane est marqué par cette désillusion mais décide de prendre les choses en mains. Il se mue en leader et devient l'acteur principal des qualifications pour l'Euro 2004 au Portugal. La France se présente en Lusitanie avec une attaque de feu et une grande confiance. Et lors du premier match de la compétition, Zizou le prouve. Mené 1-0 par l'Angleterre à la 90e minute, il transforme alors un superbe coup franc, et arrache la victoire trois minutes plus tard sur penalty. Encore un match historique pour le Marseillais. La France fait ensuite match nul 2-2 contre la Croatie, puis s'impose 3-1 sur la Suisse, grâce notamment à une tête de Zidane. Malheureusement le parcours des Français s'arrête ensuite en quarts face à la Grèce (1-0). Nouvelle désillusion, c'est la fin de Zizou en Bleu. Le 4 août 2004, le Marseillais annonce sa retraite internationale. Claude Makélélé, Lilian Thuram et Marcel Dessailly en font de même.

L'incroyable retour

Raymond Domenech est nommé sélectionneur et sa mission est de reconstruire un groupe tout en se qualifiant pour le Mondial 2006 en Allemagne. La tâche n'est pas aisée et avant de disputer les quatre derniers matchs de qualification, la situation est très mal engagée. Mais le 3 août 2005, un an après ses adieux, Zidane est à l'origine d'un coup de théâtre une nouvelle fois historique. Il décide de se lancer un dernier défi : qualifier les Bleus pour l'Allemagne et disputer le Mondial. Pour arriver à ses fins, il convainc Makélélé et Thuram de le suivre. Zidane est promu capitaine. Pour son retour chez les Bleus, Zizou marque contre la Côte d'Ivoire (3-0). Comme prévu, la présence des trois piliers permet à la France de gagner son billet pour la Coupe du Monde. Avant même de terminer la Liga avec le Real, Zidane annonce qu'il prendra sa retraite définitive après l'Allemagne. Le Marseillais souhaite quitter le football en passant par la case Equipe de France, et pourquoi pas par un sacre mondial.

Un dénouement mémorable

Les Bleus entament la compétition par le mauvais bout. Après un 0-0 contre la Suisse où Zidane, à l'image de l'Equipe de France, s'est montré amorphe, le nul 1-1 face à la Corée du Sud tourne à la catastrophe. Lors de cette rencontre au goût de Mondial 2002, Zidane est décevant et le vieux démon du joueur sanguin réapparaît avec une légère bousculade qui lui vaut un carton jaune et une suspension pour le match suivant. Malgré l'absence de Zizou, la France l'emporte 2-0 sur le Togo et atteint de justesse les huitièmes de finale. Cette prestation probante, marquée par de l'envie et du don de soi, éveille une question inimaginable : Zidane est-il indispensable ? Domenech n'en doute pas et l'aligne face à l'Espagne. Dans ce match, l'Equipe de France est déchaînée et retrouve une certaine fraîcheur. Le risque du préparateur physique Robert Duverne a payé : les Bleus devaient être prêts pour les huitièmes et ils le sont. Zizou réalise une belle performance, délivrant une passe décisive et marquant un but (victoire 3-1). Mais le match de sa vie il le réalise en quarts face au Brésil. Sa prestation s'inscrit alors dans la lignée de sa demi-finale de l'Euro 2000. Tout y passe : crochets, talonnades, passements de jambe, transversale de quarante mètres. Le Marseillais s'est trouvé une nouvelle jeunesse et surpasse de très loin la technique brésilienne. Il est même décisif puisqu'il donne sa première passe décisive à Thierry Henry. La France gagne 1-0. En demi-finale face au Portugal, Zizou reste sur son nuage et donne la qualification pour la finale en transformant un penalty sans élan (1-0).

Le dernier match de sa vie

Comme il l'avait rêvé, son dernier match est une finale de Coupe du Monde. Ce sera contre l'Italie le 9 juillet. Rien ne semble résister à Zidane quand il obtient un penalty à la sixième minute. Décidé à laisser une trace un peu plus profonde encore dans l'histoire du football, il réussit une Panenka magistrale face à Buffon. Son ballon frappe la barre et entre dans la cage. Ce but restera à tout jamais. Mais dans ce match, l'Italie est solide et parvient à égaliser. Elle résiste même jusqu'à la prolongation. A la 103e minute, on croit au balbutiement de l'histoire. Sur un centre de Sagnol, Zidane place une tête que Buffon détourne en corner ! La boucle a failli être bouclée avec deux buts dont au moins un de la tête, comme pour sa première sélection, comme en finale du Mondial 1998. Malheureusement, le destin en décide autrement, cruellement. A la 110e minute, en réaction à une provocation verbale de Marco Materazzi, Zizou assène à l'Italien un violent coup de tête dans la poitrine. C'est l'expulsion ! Incroyable, dramatique ! A dix minutes du terme de sa carrière, il explose, comme en 1998 face à l'Arabie Saoudite, comme en 2000 face à Hambourg avec la Juve. Au final, l'Equipe de France s'incline aux tirs au but (1-1, t.a.b. 5-3). Zidane s'en va de la pire des manières, mais rien ne pourra jamais occulter le géni qu'il a démontré durant dix-huit ans de carrière.

Hommages

«Par son immense talent et ses multiples exploits, Zizou a marqué pour l'éternité l'histoire du football français et international.» Raymond Domenech (sélectionneur des Bleus).

«Ce que je retiendrai de lui, c'est sa faculté à bien faire jouer les autres, à mettre ses qualités techniques au service d'un collectif. C'est la marque des plus grands.» Laurent Blanc (ancien Bleu).

«C'est un monument. Avant d'être un ami, pour moi, c'est le joueur du siècle.» Fabien Barthez (ancien Bleu)

«On perd un artiste sur le terrain, un grand talent. Zizou est un symbole qui a apporté beaucoup de bonheur et de paix aux gens. Toute sa famille doit être fière de sa carrière.» Christian Karembeu (ancien Bleu).

«Je suis honoré d'avoir été l'entraîneur de Zidane. Je suis convaincu qu'il m'a donné bien plus que ce que j'ai pu lui donner.» Marcelo Lippi (ancien entraîneur à la Juventus de Turin).

«Zizou, c'est l'humilité et un homme avec un grand coeur.» Guy Lacombe (ancien formateur à Cannes).

«Cette magie, ce sens artistique, cette capacité à faire le spectacle propres à Zizou... Il est très difficile qu'on puisse les trouver chez un autre joueur. Pour moi, dans l'histoire du football, il n'existe que trois footballeurs comparables à Zizou : Di Stefano, Pelé et Maradona.» Florentino Pérez (ancien président du Real Madrid)

«Zizou part avec une auréole. Il a été pour moi un joueur brillantissime, qui a donné du plaisir aux spectateurs. Un dominateur du ballon inégalable.» Alfredo Di Stefano (ancien du Real Madrid)

Zinédine Zidane a tiré sa référence en finale de la Coupe du Monde mais sur une note très triste. Pourtant Zizou ne se résumera jamais à ce geste. Il laisse derrière lui un palmarès parfait, mais surtout un géni footbalistique hors norme, unique, et l'image d'un homme humble et profondément bon.


# Posté le jeudi 20 juillet 2006 12:40
Modifié le jeudi 21 décembre 2006 10:01